Campagne de recrutement
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Depuis plus de 40 ans, il existe une organisation internationale qui regroupe plusieurs milliers de journalistes d’une trentaine de pays. Sous le sympathique prétexte de faire du ski, elle tisse des liens entre l’est et l’ouest et, de plus en plus, entre le nord et le sud.

Basée à Lausanne et créée en pleine guerre froide, l’organisation a pour but, selon l’article premier de ses statuts, « de susciter et de développer des liens humains et amicaux entre confrères de la presse internationale, et cela en dehors de toute considération politique ou de nationalité ».

À partir des contacts établis lors des rencontres nationales des clubs (où des participants d’autres pays sont souvent invités) ou de la rencontre internationale annuelle, des journalistes bulgares, polonais ou roumains ont pu trouver aide et assistance chez des collègues de l’Ouest, et - haut fait ! - un financement américain fut trouvé pour acheter la nouvelle presse de Romana Libera.

Plus prosaïquement, les rencontres du SCIJ permettent aux journalistes d’échanger des idées et des perceptions, au lunch ou sur le remonte-pente avec, tantôt un cadre de la télévision russe, tantôt le correspondant parisien du Quotidien du peuple de Pékin, ou le chef du bureau d’Associated Press de Rome, ou la responsable des pages culturelles des 24 heures de Lausanne, ou la critique de cinéma du Figaro, ou une journaliste du Jerusalem Post, ou la spécialiste énergie de la télé suédoise, ou le responsable de faits divers d’un hebdo régional de Haute-Silésie. Contacts qui peuvent devenir inestimables lors de reportages à l’étranger, où des membres locaux du SCIJ sont souvent prêts à donner un coup de main au correspondant de passage. C’est le principe de « l’amicale assistance », tel qu’établi dans les statuts.

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